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Samedi 4 août 2007


 

 

 

 

 

 

 

 

 
Joël Bressand :

créations in-situ dans les jardins de la Casamaures

L’ELIANE , 2007
L’EBAHI BLEU, 2006
OUTILS SAUVAGES, 2005
POLYGONE ETOILE, 2004
TILIA IN MEMORIAM, 2003

En cheminant dès l’entrée des jardins de l’Orangerie, on lève le regard sur une étrange présence bleue qui attire l’œil perchée sur la rampe de la tonnelle de passiflores.
L’Eliane attire instinctivement la sympathie. Sorelle d’une africaine, elle s’adosse sur un fagot de lianes. Cette Diane élancée dévoile sa poitrine provocante dans un fouilli végétal où murissent les grappes de vignes de Saint-Martin-le-Vinoux.



L’imaginaire du sculpteur allie l’espace et la force des objets souvent détournés de leur usage d’origine ainsi ses « OUTILS SAUVAGES » intriguent accrochés sur le grand mur de 1620 de Lesdiguières. Combles de l’inutilisable, les outils aux manches non ergothérapiques deviennent chargés de questions surréalistes, doublées d’un humour complice dédié aux vrais jardiniers.




L’EBAHI BLEU, d’un « Bestiaire imaginaire » 2006
Cet animal onirique paraît naïf avec son expression lunaire et son embonpoint de bon vivant. Cet être ne nous laisse pas de bois quand on le regarde paître bien campé sur 4 pieds dans la farandole d’iris bleu. Ce faune innocent qu’adorent les enfants semble le gardien du jardin exotique de la Bananeraie des Alpes. Son expression le pare de gentillesse et fait naître les sourires chez les grands pour son regard innocent sur un microcosme. Ce faune est un paradoxe dans cet oasis urbain.



Perché en apesanteur sur le grand mur multi centenaire, un « POLYGONE ETOILE » peint en bleu outremer représente le motif décoratif clef de la demeure mauresque du XIXe siècle. Un symbole qu’une glycine de Chine enlace végétalement. Les œuvres se masquent dans la plantes grimpantes pour mieux révéler leurs secrets aux promeneurs amateurs qui peuvent méditer ainsi sur les liens entre Nature et culture.



TILIA IN MEMORIAM, 2003

Joël Bressand transmute en mystérieuses volutes, une récupération de branches d’un tilleul de Sully de quatre cent ans. Hommage à l’arbre remarquable détruit en 2002, un ensemble composé de cinq éléments met en évidence la tessiture du bois et la pureté de ses formes quasi animales. Il émerge une tristesse nostalgique de ses sculptures-souvenirs posées parmi les strates d’histoires dans le Jardin d’hiver du monument.
 
 
Par Joël Bressand - Publié dans : Les expositions
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Présentation

Images Aléatoires

  • nounours destroy (dos) C.P.
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